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FDLR : le GCI met Kinshasa sous pression pour passer des engagements aux actes
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Internationale
FDLR : le GCI met Kinshasa sous pression pour passer des engagements aux actes


Le Groupe de contact international (GCI) pour la région des Grands Lacs durcit le ton. Dans une déclaration conjointe, les États-Unis, la Belgique, le Canada, le Danemark, l'Union européenne, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse et le Royaume-Uni saluent la signature, par une faction des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), d'un protocole relatif au désarmement, à la démobilisation et au cantonnement.

Mais au-delà de cette annonce, le GCI exige désormais des résultats concrets de la part de Kinshasa. Le groupe, présidé par la France, demande au gouvernement congolais d'élaborer rapidement un plan opérationnel assorti d'un calendrier réaliste pour assurer la neutralisation effective des FDLR, conformément aux engagements pris dans le cadre du processus de paix de Washington.

Kinshasa appelé à clarifier ses engagements

Le GCI insiste particulièrement sur la nécessité de préciser les mécanismes de lutte contre l'impunité prévus dans le protocole et recommande une collaboration étroite avec la MONUSCO pour sa mise en œuvre.

Surtout, le groupe international adresse un avertissement clair : toute colocalisation ou collaboration opérationnelle avec des éléments des FDLR serait incompatible avec les engagements souscrits dans le cadre des Accords de Washington.

Cette position place Kinshasa face à une obligation de cohérence entre ses engagements diplomatiques et leur traduction sur le terrain.

Washington, Doha et la désescalade

Le GCI appelle également toutes les parties engagées dans les processus de Washington et de Doha, ainsi que les acteurs impliqués dans les différentes médiations, notamment l'Union africaine, à poursuivre leurs efforts.

Le groupe rappelle par ailleurs l'obligation de protéger les populations civiles, de respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de la RDC et de se conformer aux résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Dans un contexte sécuritaire toujours tendu dans l’est de la RDC, le GCI réclame une désescalade immédiate.

Un geste en direction de l'AFC/M23

La déclaration salue également l'accord d'échange de prisonniers conclu entre Kinshasa et l'AFC/M23. Le transfert récent de personnes libérées par les autorités congolaises vers l'AFC/M23, facilité par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), est considéré comme une mesure de confiance susceptible de contribuer à réduire les tensions.

Le GCI appelle enfin toutes les parties à respecter le droit international humanitaire et à garantir un accès humanitaire « total, sûr et sans entrave ».

À travers cette déclaration, les partenaires internationaux de la RDC ne se limitent donc plus à saluer les avancées diplomatiques. Ils exigent désormais leur mise en œuvre efficace, faisant du désarmement des FDLR et de la désescalade dans l'est du pays des tests majeurs de crédibilité pour le processus de paix.

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