Haut-Lomami : Justicia ASBL accuse les FARDC et exige justice pour Bukama
L'organisation non gouvernementale Justicia ASBL a publié un communiqué de presse, le numéro 002/JUSTI2026, dans lequel elle dénonce avec fermeté les événements survenus à Bukama, dans la province du Haut-Lomami. Elle s'y présente comme une « organisation congolaise de promotion et de défense des droits de l’homme et du droit international humanitaire ».
Dans ce document, Justicia ASBL « dénonce un usage excessif de la force par les militaires des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) qui ont usé des armes lourdes pour s’en prendre à une population civile non armée dans la cité de Bukama et ce sous un prétexte fallacieux d’une attaque des miliciens mai mai le dimanche 11 janvier 2025. »
L'ONG conteste la version des faits, indiquant que « les informations recueillies sur place par JUSTICIA Asbl, renseignent que plus ou moins 10 personnes auraient perdu la vie et 10 autres personnes blessées dans un état très critique, parmi lesquelles une fille de 12 ans, internée à l’hôpital général de référence de Bukama à la suite des impacts des balles réelles des Militaires FARDC. » Elle ajoute que « les personnes présentées comme Bakata katanga ne soient munies d’aucune arme ni létale, ni non létale. »
Face à ces allégations, Justicia ASBL formule des recommandations précises. Elle demande au « Gouvernement Congolais d’appuyer les autorités judiciaires militaires pour une mission d’enquête sérieuse et indépendante », « d’envisager une relocalisation en dehors de Bukama de toutes les personnes blessées » et « d’organiser des obsèques dignes » pour les victimes. Elle exhorte également « l’Auditeur supérieur près la Cour Militaire du Katanga de se saisir d’office des faits posés par les militaires à Bukama en ouvrant un dossier judiciaire ».
Cette déclaration intervient après la publication, par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), d'un communiqué de presse ce même 11 janvier 2026. Dans ce document officiel signé par leur porte-parole, les FARDC affirmaient qu'« une de ses unités déployées à BUKAMA […] a été attaquée par des éléments d’un groupe armé identifié sous l’appellation « Mai-Mai Zoulou » », faisant état d'un bilan de « quatre (04) assaillants neutralisés et trois (03) blessés » et d'un militaire blessé du côté loyaliste, assurant que « la situation a été rapidement maîtrisée ».
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