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Mambasa : ce qu'on sait de la tension observée à Mayuano, Bango et Some

Makumo en Ituri, ph d'illustration

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Sécurité
Mambasa : ce qu'on sait de la tension observée à Mayuano, Bango et Some

L’ONGDH PROTECTION PLUS a, dans un communiqué exprimé son profond désarroi, son indignation et sa vive inquiétude face à la dégradation brutale de la situation sécuritaire dans plusieurs zones du territoire de Mambasa en Ituri.

Dans un communiqué parvenu à Election-net.com ce dimanche 30 août 2026, cette organisation souligne qu'une nouvelle attaque attribuée aux ADF a été signalée le 29 août , à Mabakuha, à environ 40 km à l’ouest de Lwemba, dans le groupement Babila-Teturi. ''Le bilan provisoire fait état de 2 personnes tuées, de plusieurs personnes prises en otage et de l’incendie du village.''

La même source indique que 

Alors qu'un autre carnage est survenu le 29 août 2026 à Amani, dans la chefferie des Babila-Babombi, où 7 civils auraient été égorgés et plus de 20 maisons incendiées.

''Deux drames dans la même journée : des civils massacrés d’un côté, des familles enlevées et des villages incendiés de l’autre. Jusqu’où ira cette tragédie ?

Mais notre inquiétude ne s’arrête pas là'', indique Me JOHN VULEVERYO MUSOMBOLWA, Facilitateur et Défenseur des Droits Humains.

Panique sur l'axe Mambasa-Beni

À Mayuano, Bango et Some, sur l’axe Mambasa–Beni, des tirs d’armes lourdes et légères seraient entendus en direction de Mbembese, dans un contexte d’affrontements rapportés entre les Wazalendo et les FARDC. Une situation qui, selon Me John Vuleveryo provoque déjà une forte panique et risque d’entraîner de nouveaux déplacements de populations.

''Nous condamnons fermement toute situation dans laquelle les civils se retrouvent pris entre les attaques des ADF et les affrontements entre forces censées assurer leur protection.

La population de Mambasa est épuisée. Elle a besoin de sécurité, pas de nouvelles sources de terreur. Elle a besoin de dormir chez elle, de cultiver ses champs et surtout de permettre à ses enfants de reprendre le chemin de l’école.'', a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs indiqué qu'à l’approche de la rentrée scolaire, la préoccupation de leur organisation reste immense. ''Nous ne voulons pas revivre le scénario des années précédentes, où l’insécurité avait vidé les écoles et privé des milliers d’enfants de leur droit à l’éducation.''

Ainsi, il a interpellé les FARDC, les Wazalendo et toutes les autorités ayant la responsabilité de la sécurité, en leur rappelant que les affrontements ne doivent pas transformer les villages de Mayuano, Bango, Some et les environs en zones de panique et de déplacement.

''Nous demandons que les civils soient épargnés, que les opérations soient conduites avec professionnalisme et que la protection de la population demeure la priorité absolue.

Aux autorités politico-administratives et sécuritaires : les populations de Mambasa ne peuvent pas être abandonnées entre deux feux. Les alertes sont nombreuses, les victimes s’accumulent et les déplacements se multiplient.'', souligne-t-il.

Enfin, Me John Vuleveryo rappelle que Mambasa ne doit pas devenir un territoire où l’on compte les morts le matin, les otages l’après-midi et les déplacés le soir.

Tout en exigeant une réponse sécuritaire urgente, coordonnée et efficace, afin que les populations puissent rester dans leurs villages et que les enfants puissent reprendre l’école dans la paix et la sécurité.


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