Mondial 2026 : Une équipe «sans Français», les Bleus visés par une nouvelle polémique raciste
À quelques heures de la demi-finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et l'Espagne, la tension dépasse largement le cadre du football. L'ancien Premier ministre espagnol Mariano Rajoy est au cœur d'une vive controverse après avoir affirmé que l'équipe de France ne comptait « aucun joueur français », des propositions largement dénoncées comme racistes et xénophobes.
Dans une tribune publiée par le média espagnol El Debate, Mariano Rajoy reconnaît pourtant la qualité des Bleus, qu'il décrit comme une équipe de « très haut niveau » pratiquant « un excellent football ». Puis vient une phrase qui déclenche une avalanche de réactions : « Cela dit, elle ne compte aucun joueur français. »
Cette sortie intervient quelques jours seulement après les insultes racistes visant Kylian Mbappé de la part de la sénatrice paraguayenne Céleste Amarilla, au lendemain de la qualification française pour les quarts de finale. Deux épisodes successifs qui remplacent la question du racisme au centre de cette Coupe du monde.
En Espagne, la réaction politique a été immédiate. Le Premier ministre Pedro Sánchez a été condamné sur X pour des « déclarations xénophobes ». Il a rappelé que l'appartenance à une nation ne se mesure ni au nom de famille, ni au lieu de naissance, ni à la couleur de peau, mais à l'engagement envers son pays. Il a conclu son message par une formule largement relayée : « Que le meilleur gagne et que le racisme perd. »
Le ministre espagnol des Transports, Óscar Puente, a déclaré une « imbécillité post-franquiste ». En revanche, le Parti populaire, auquel appartient Mariano Rajoy, n'a publié aucun commentaire.
En France, plusieurs responsables politiques ont également réagi. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a rappelé que « l'équipe de France ne comprend que des Français » et que la nation française repose sur des valeurs républicaines, non sur des critères ethniques. Le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel, a, lui, déclaré un « racisme crasseux » visant à déstabiliser les Bleus.
Cette nouvelle polémique intervient au moment où la sélection de Didier Deschamps s'apprête à disputer l'un des matchs les plus importants de son histoire récente. Sur le terrain, les Bleus tentent de décrocher une place en finale. En dehors, ils se retrouvent une nouvelle fois confrontés à des attaques portant sur leurs origines plutôt que sur leurs performances sportives.
Depuis plus de vingt ans, l'équipe de France est régulièrement prise pour cible par des discours contestants son identité en raison de la diversité de ses joueurs. Malgré ces attaques récurrentes, les Bleus continueront de représenter vraisemblablement la France dans les compétitions internationales sous les couleurs de la République.
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