RDC : comment une mission secrète américaine a tourné au fiasco
D’après une enquête exclusive de Reuters consultée par Election-net.com, une tentative discrète de Washington pour négocier la libération de prisonniers américains en RDC a mal tourné, révélant les limites de la diplomatie parallèle.
L’affaire commence comme un thriller géopolitique : en mars 2025, trois hommes débarquent à Kinshasa avec une mission audacieuse. Moti Kahana, homme d’affaires israélo-américain, l’ex-diplomate Stuart Seldowitz et l’ancien béret vert Justin Sapp doivent transmettre un message de l’administration Trump au président congolais Félix Tshisekedi. Objectif : obtenir la libération de trois Américains condamnés à mort pour tentative de coup d’État, en échange d’un accord minier et sécuritaire.
Mais en 48 heures, tout bascule. Après une rencontre tendue avec un conseiller présidentiel et une séance de tir nocturne mal perçue, les émissaires improvisés doivent fuir, craignant l’arrestation. Des sources proches du dossier, citées par Reuters, révèlent que les autorités congolaises, méfiantes, ont soupçonné un complot.
Cette mission, bien que non officielle, avait le soutien discret du département d’État. "Nous travaillons avec des interlocuteurs capables d’influencer les décideurs", explique Dustin Stewart, envoyé spécial adjoint de Trump pour les affaires d’otages. Preuve que l’administration américaine use parfois de canaux informels pour atteindre ses objectifs.
Malgré l’échec, l’initiative a peut-être contribué à faire bouger les lignes : en avril, les trois prisonniers américains : Marcel Malanga, Tyler Thompson et Benjamin Zalman-Polun voient leur peine commuée, avant d’être extradés vers les États-Unis. Et en juin, un accord de paix, négocié sous médiation américaine, est signé entre la RDC et le Rwanda.
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