RDC : la coalition C64 rejette les consultations populaires et accuse Tshisekedi de préparer un troisième mandat
RDC : la coalition C64 rejette les consultations populaires et accuse Tshisekedi de préparer un troisième mandat
La Coalition Article 64 (C64) hausse le ton contre les consultations populaires annoncées par le président Félix-Antoine Tshisekedi. Dans un communiqué officiel, la plateforme de l'opposition rejette catégoriquement cette initiative, qu'elle considère comme une alternative au dialogue national inclusif réclamé par un parti de l'opposition.
Pour la C64, ces consultations ne répondent pas aux principales urgences auxquelles fait face la République démocratique du Congo. La coalition cite notamment la guerre dans l'Est du pays, l'insécurité, les crises sanitaires et la dégradation des conditions sociales de la population.
« La C64 dit NON », affirme le communiqué, qui accuse le chef de l'État de détourner l'attention des priorités nationales.
La question du troisième mandat au cœur des critiques
La coalition va plus loin en mettant directement en cause les intentions politiques attribuées au président Tshisekedi. Selon elle, derrière les consultations présentées comme des « états généraux » se cacherait une stratégie visant à modifier la Constitution et à ouvrir la voie à un troisième mandat.
La C64 dénonce ainsi ce qu'elle qualifie de « manœuvres » destinées à permettre au chef de l'État de se maintenir au pouvoir au-delà des limites constitutionnelles.
Elle reproche également au pouvoir de ne pas avoir suffisamment répondu aux urgences sécuritaires et sociales du pays et à l'accusation d'exploiter la situation de guerre dans l'Est comme un argument politique pour prolonger son maintien au pouvoir.
La Constitution et l'intégrité territoriale explorées
Dans son communiqué, la C64 affirme que les ambitions qu'elle prête à Félix Tshisekedi représentent une menace pour la Constitution, la stabilité et l'intégrité territoriale de la RDC.
La coalition évoque également l'échéance de la fin du mandat présidentiel et affirme que celle-ci interviendrait dans 754 jours, selon son propre décompte.
Cette sortie intervient dans un contexte politique marqué par les discussions autour du dialogue national et par une forte polarisation entre le pouvoir et plusieurs composantes de l'opposition.
Un bras de fer politique qui se poursuit
À travers cette prise de position, la C64 réaffirme donc son opposition à toute démarche qu'elle estime susceptible de contourner un dialogue national véritablement inclusif. Elle place au centre de son discours la défense de la Constitution, le respect des échéances électorales et la résolution des crises sécuritaires et sociales.
Le communiqué traduit ainsi la persistance du bras de fer entre le pouvoir et un parti de l'opposition, alors que la question du dialogue national demeure au cœur de l'actualité politique congolaise.
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