RDC - Média : Théodore NGANDU, le journaliste, le communicant et l’homme de foi s'est éteint
Il y a des disparitions qui interrompent une carrière. Et il y en a qui rappellent surtout la valeur d'une vie consacrée au travail, à la famille, à la foi et au service des autres. Théodore Ngandu appartient à cette seconde catégorie. Né le 13 septembre 1986, il s'est éteint à Kinshasa le 30 août 2026, à l'âge de 39 ans, laissant derrière lui une carrière journalistique en pleine construction, une famille et le souvenir d'un homme dont la discrétion contrastait avec la richesse de son parcours.
UNE FORMATION EN COMMUNICATION
Avant de devenir journaliste et communicant, Théodore Ngandu s'est formé à l'Université de Kinshasa, où il a étudié la communication des organisations. Il obtient sa licence en communication des organisations au cours de l'année académique 2009-2010. Cette formation constitue l'un des fondements de son parcours professionnel. Elle lui permet de développer une compréhension des mécanismes de communication, des organisations et de la circulation de l'information, autant de compétences qu'il mettra ensuite au service de plusieurs rédactions et institutions.
LE JOURNALISME COMME VOCATION
Théodore Ngandu fait ses premiers pas dans plusieurs rédactions de la capitale. Son parcours le conduit notamment à Le Potentiel, puis à Télé 7. Mais c'est également au sein de Geopolis qu'il va construire une partie importante de son expérience professionnelle. Durant plusieurs années, il collabore aux différentes plateformes du groupe, notamment Geopolis Magazine, Geopolis Hebdo et Geopolis TV. Dans les rédactions, il est décrit comme un professionnel discret, disponible et attentif. Il appartient à cette génération de journalistes pour lesquels le métier repose d'abord sur l'apprentissage, la rigueur et le travail collectif. Il n'était pas nécessairement celui que l'on entendait le plus. Il était plutôt celui qui écoutait, observait, apprenait et accomplissait sa tâche avec sérieux. DE LA RÉDACTION À LA COMMUNICATION INSTITUTIONNELLE Son expérience journalistique l'amène également vers la communication institutionnelle. Il passe notamment par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) avant d'exercer comme attaché de presse auprès de Jean-Michel Sama Lukonde, alors Premier ministre. Cette expérience lui permet de mettre à profit sa double compétence de journaliste et de communicant. Théodore Ngandu connaissait ainsi aussi bien les exigences de la production de l'information que celles de la communication institutionnelle.
L'ACP, UNE NOUVELLE ÉTAPE
En rejoignant l'Agence congolaise de presse (ACP), il revient au cœur du métier journalistique. En décembre 2024, il participe au concours organisé pour le recrutement des secrétaires de rédaction. Parmi les 34 candidats, il obtient 72 points et se classe premier. Cette performance lui ouvre les portes de l'ACP comme secrétaire de rédaction, avec une affectation au desk Province. Ce retour au travail éditorial constituait une nouvelle étape dans une carrière qui avait déjà traversé la presse écrite, la télévision et la communication institutionnelle. Il disparaît alors qu'il avait encore beaucoup à donner à la profession.
UN HOMME DE FOI
Derrière le journaliste et le communicant se trouvait également un homme profondément attaché à sa foi. Chrétien pratiquant, Théodore Ngandu était engagé dans la vie de son église où il avait exercé la fonction de diacre. Sa foi n'était donc pas simplement une conviction personnelle. Elle se traduisait également par le service de la communauté religieuse. C'est d'ailleurs dans son église que survient le premier épisode qui précède sa disparition. Le dimanche précédant son décès, alors qu'il se trouvait dans son cadre religieux, Théodore Ngandu est victime d'une crise de tension. Il sera ensuite pris en charge médicalement. Une semaine plus tard, le dimanche 30 août 2026, il rend l'âme à Kinshasa. Cette disparition brutale a plongé sa famille, ses proches, ses frères et sœurs en Christ ainsi que ses anciens collègues dans la consternation.
UN HOMME DISCRET, UNE TRACE PROFONDE
Ceux qui l'ont connu retiennent moins les éclats que les qualités humaines. Théodore Ngandu était un homme discret, courtois et attaché à son travail. Dans un univers médiatique souvent marqué par la compétition et la recherche de visibilité, il avait choisi une autre voie : celle de la constance. Son parcours témoigne d'une volonté de progresser et d'élargir constamment son champ de compétences. Communicateur de formation, journaliste par expérience, communicant institutionnel et serviteur de son église, il aura assumé plusieurs responsabilités sans jamais perdre cette sobriété qui le caractérisait.
UNE CARRIÈRE BRISÉE EN PLEIN ÉLAN
À seulement 39 ans, Théodore Ngandu quitte une profession dans laquelle il avait encore beaucoup à construire. Sa disparition intervient alors qu'il venait de franchir une nouvelle étape avec son intégration à l'ACP. Son parcours reste cependant un témoignage de ce que peut accomplir un professionnel lorsqu'il conjugue formation, expérience, discipline et engagement. De l'Université de Kinshasa aux rédactions, de Geopolis à la CENI, de la communication institutionnelle à l'ACP, son itinéraire raconte celui d'un homme qui aura consacré une grande partie de sa vie professionnelle à une même passion : la communication et l'information. Mais son héritage ne se limite pas à son parcours professionnel. Il demeure aussi dans la mémoire de ceux qui ont partagé sa vie, dans sa famille, auprès de ses collègues et au sein de sa communauté chrétienne.
L'ADIEU À UN CONFRÈRE
Théodore Ngandu s'en est allé trop tôt. Il laisse derrière lui des souvenirs, des collaborations, des enseignements et une trajectoire professionnelle qui mérite d'être retenue. Pour ses confrères, il ne sera pas seulement le nom d'un journaliste disparu. Il restera celui d'un collègue qui aura traversé plusieurs rédactions, servi plusieurs institutions et contribué, à son niveau, à la construction de l'information en République démocratique du Congo. Pour sa communauté chrétienne, il restera également le frère et le diacre engagé dans le service de l'Église. Et pour sa famille, il restera avant tout un époux, un père et un proche dont aucune archive professionnelle ne pourra mesurer la véritable place. À Théodore Ngandu, le journaliste. À Théodore Ngandu, le communicant. À Théodore Ngandu, le diacre. À Théodore Ngandu, l'homme. La profession perd un confrère. L'Église perd un serviteur. La famille perd un être cher. Mais la mémoire, elle, demeure. Que son âme repose en paix.Si vous le souhaitez, je peux aussi en faire une version beaucoup plus émouvante et personnelle, écrite comme un véritable hommage de Geopolis à un ancien collègue, avec des souvenirs de rédaction et une conclusion signée par vous.
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