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RDC/Coupure d'aide des USA : danger mortel pour des milliers de séropositifs(ONU SIDA)

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RDC/Coupure d'aide des USA : danger mortel pour des milliers de séropositifs(ONU SIDA)

Alors que la République démocratique du Congo (RDC) fait face à une crise sanitaire persistante, la possible interruption du financement du PEPFAR (Plan d'urgence du président américain pour la lutte contre le sida) plonge le pays dans l'incertitude. Pour des milliers de Congolais dépendant de ce programme vital, cette décision pourrait avoir des conséquences dramatiques, voire mortelles.  

Une situation déjà critique

La RDC compte aujourd'hui environ 520 000 personnes vivant avec le VIH, dont 300 000 femmes et 50 000 enfants. Malgré les efforts déployés, l'épidémie continue de progresser, avec un nombre de nouvelles infections presque deux fois supérieur à celui des décès. Le pays a réussi à mettre sous traitement 440 000 personnes, soit 87 % des personnes nécessitant des soins. Cependant, la moitié de ces traitements, soit 209 000 personnes, dépend entièrement du financement du PEPFAR.  

PEPFAR, un pilier indispensable

Depuis son lancement, le PEPFAR a joué un rôle crucial dans la lutte contre le VIH en RDC. Du dépistage à la mise sous traitement, en passant par le renforcement des laboratoires et des chaînes d'approvisionnement, ce programme a été un acteur clé de la réponse à la pandémie.  

« Ce n'est pas une exagération de dire que, si les gens sont en vie aujourd'hui et qu'ils peuvent espérer vivre longtemps avec une vie de qualité malgré l'infection, c'est grâce à tout ce qui a été réalisé grâce au PEPFAR », affirme Susan Kasedde, Directrice pays de l'ONUSIDA en RDC.  

Un choc total pour les bénéficiaires

La possible interruption des fonds américains a plongé les acteurs de la lutte contre le VIH/SIDA dans un profond désarroi. Pour les personnes vivantes avec le VIH, cette situation représente une menace directe à leur survie.  

«Une rupture de financement aura un impact direct sur la possibilité de survie pour les personnes vivantes avec le VIH», alerte Mme Kasedde. Elle craint que des milliers de Congolais ne perdent l'accès à leur traitement, ce qui entraînerait une augmentation dramatique du décès.  

Des conséquences désastreuses en cascade

Au-delà des traitements, le gel des fonds du PEPFAR pourrait nuire aux années de progrès dans la lutte contre le VIH en RDC. Les laboratoires, les systèmes de dépistage et les chaînes d'approvisionnement, largement soutenus par ce programme, risquent de s'effondrer.  

« Nous risquons de perdre énormément de Congolais et de Congolaises à cause de cette crise financière et de ces décisions… potentiellement des milliers », prévient la Directrice pays de l'ONUSIDA.  

Un appel à l'action urgente

Face à cette situation, l'ONUSIDA et ses partenaires appellent à une mobilisation internationale pour éviter une catastrophe humanitaire. La RDC, déjà fragilisée par des défis sanitaires et économiques, ne peut se permettre de perdre un soutien aussi vital.  

« Le gel du financement était complètement inattendu, et pour les Congolais, c'est le choc total », conclut Susan Kasedde.  

Alors que la menace plane, la communauté internationale doit agir rapidement pour éviter que des milliers de vies ne soient sacrifiées. La lutte contre le VIH/SIDA en RDC est à une critique tournante, et chaque jour compte.  

Avec ONU Info

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